La Maison L'Or Noir
Paris
Récit du fondateur
De racines bretonnes et normandes, le fondateur suit, enfant, le cours de la Seine jusqu’à son estuaire, puis le littoral du Calvados, de Honfleur à Ouistreham. Sa scolarité en marque les étapes : Rouen, Touques, Deauville et Caen.
Autour de lui, des familles vivent de la mer, de la terre et de la table. L’apprentissage, en hôtellerie-restauration, s’impose à lui d’emblée.
À seize ans, il fait ses gammes dans une auberge gastronomique de Pont-l’Évêque, au cœur du pays d’Auge. En cuisine, il compose et son palais s’affirme. En salle, il découvre l’art de recevoir. Il alterne les services et les bancs de l’école. Sa route se poursuit entre Trouville-sur-Mer, Deauville et Tourgéville, là où il s’initie, un geste après l’autre. L’une de ces adresses s’ouvre et se referme sur une galerie d’art. Chaque jour, il la traverse, et son œil s’aiguise.
Il remonte alors le fil du goût vers ses origines. Aux portes de la Côte de Nacre, il se forme aux cultures horticoles et maraîchères. Il œuvre sous serre et en plein champ, ainsi qu’en pépinière au Tampon, sur les hauteurs du sud de l’île de La Réunion, nichée dans l’océan Indien. La Côte Fleurie le voit ensuite, jardinier paysagiste, dessiner des massifs comme on peint une toile. Une saveur, il le sait désormais, naît bien avant l’assiette. Et d’un métier à l’autre, un même élan l’anime : créer.
Une autre passion, les arts martiaux, le conduit en Asie du Sud-Est, où il forge exigence, discipline et maîtrise de soi. Vingt-cinq ans après ses premiers pas, il fonde, en toute indépendance, La Maison L’Or Noir. Il se consacre à une niche, l’épice, et la travaille en spécialiste. Il parcourt le monde, va lui-même à la rencontre des producteurs et ne retient, à la source, que ce qui le convainc, avec un regard que toute une vie a patiemment façonné, et qu’il entend transmettre.