LE SAVOIR · 05

Conserver :
quatre ennemis

L'air, la lumière, la chaleur et l'humidité.
Une épice bien rangée tient. Mal rangée,
elle s'éteint sans prévenir.

Piper nigrum — Le grain sec

Ce qui abîme une épice

L'air emporte les composés volatils. Un sachet refermé ou un bocal bien clos suffit ; un pot laissé entrouvert ne suffit pas.

La lumière dégrade. C'est l'ennemi le plus discret, parce qu'on ne voit rien : un bocal transparent posé près d'une fenêtre travaille contre son contenu tous les jours.

La chaleur accélère tout le reste. Le dessus d'un four, un placard au-dessus des plaques, une étagère près d'un radiateur sont les pires endroits d'une cuisine.

L'humidité fait mottes, et abîme surtout les épices moulues. On ne saupoudre jamais au-dessus d'une casserole qui fume : la vapeur remonte dans le pot.

Le bon endroit existe dans presque toutes les cuisines : un placard fermé, loin des sources de chaleur, à température stable.

Sources : Liu H., Zheng J., Liu P., Zeng F., « Pulverizing processes affect the chemical quality and thermal property of black, white, and green pepper (Piper nigrum L.) », Journal of Food Science and Technology, 2018 · Hubert Richard, « Épices et herbes aromatiques », Planet-Vie (École normale supérieure), 2008

QUATRE ENNEMIS

Rien de spectaculaire. Tout se joue en silence.

01L'AIRil emporte les composés volatils
02LA LUMIÈREl'ennemi le plus discret, parce qu'on ne voit rien
03LA CHALEURelle accélère tout le reste
04L'HUMIDITÉelle fait mottes, et abîme surtout les épices moulues

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LE SAVOIR · 06

Bien rangée, reste une question :
entière ou moulue, que fait-elle dans le plat ?

Entier ou moulu : ce que chaque forme donne